Xe Congrès général d’histoire de la Navarre : PANNEAUX THÉMATIQUES

XE CONGRÈS GÉNÉRAL SUR L’HISTOIRE DE LA NAVARRE: « LES CONFLITS CIVILS DANS L’HISTOIRE DE LA NAVARRE : ÉCHOES DE 1521-1522 ».

PANNEAUX THÉMATIQUES

Coordinateur : Íñigo Mugueta Moreno. Université publique de Navarre

Les XVe et XVIe siècles navarrais se caractérisent par l'apparition de conflits sociaux et politiques qui donnent lieu à des épisodes spectaculaires et violents qui atteignent leur apogée au cours de la décennie 1512-1522. Jusqu'en 1441, les événements violents étaient (généralement) confinés à la sphère de la noblesse et des défis (qui remontent au siècle précédent), mais à partir de cette date, la confrontation sociale s'est accélérée, donnant lieu à des conflits (violents ou non) dans diverses sphères sociales, politiques et institutionnelles.

La division sociale déclenchée par l'affrontement entre le prince de Viana et le roi Juan II s'est manifestée de différentes manières tout au long des XVe et XVIe siècles, pour disparaître au début du XVIIe siècle. Cette table ronde abordera ce type de sujet tout au long de cette vaste période historique.
Coordinateur: Iban Roldán Bergaratxea. Université du Pays Basque

Le XIXe siècle navarrais est sans aucun doute l'un des siècles les plus turbulents de son histoire. Il commence par la guerre d'indépendance et, après plusieurs guerres, se termine par la deuxième guerre carliste. L'objectif de cette table ronde est d'analyser les différentes formes de conflit qui se sont manifestées dans la communauté tout au long du XIXe siècle.
Coordinateurs : Carlos Veci Lavín et Santiago de Navascués. Université de Navarre

"Il semble aussi que l'amitié tienne les villes ensemble" (Éthique à Nicomaque VIII, 1155a). Ce type d'amitié est généralement traduit par le terme "concorde". Le contraire, la discorde, est l'inimitié et, par conséquent, l'affrontement.

L'objectif de cette table ronde est d'étudier si la concorde a été possible dans le monde des révolutions (guerre civile, modernisation politique et économique, conflits culturels, révolution de 68, terrorisme) qu'a connu la Navarre entre 1936 et 1982. L'objectif est d'enregistrer ce phénomène et d'y réfléchir à partir d'une conception de la politique au sens large et noble du terme, liée à la vie en communauté et à la recherche du bien commun.

Les communications qui souhaitent contribuer à cette table ronde peuvent s'articuler autour d'axes tels que les lieux (casinos, cercles, athénées, entreprises, universités, écoles), les idées (foralisme, éducation, amnistie et réconciliation, pastorale religieuse) ou les sociétés (famille, associations, confréries, organisations, etc.). Les communications peuvent inclure des relations avec des perspectives plus larges (telles que nationales ou internationales) et étudier des périodes plus larges (la comparaison entre les générations, par exemple).

En tout état de cause, ils doivent s'efforcer de mettre en évidence le bien recherché dans la concorde étudiée et, si possible, d'en montrer le résultat, qu'il soit positif ou, peut-être en raison d'un affrontement latent ou menaçant, négatif. L'objectif de la table ronde est triple. Premièrement, repenser et actualiser un sujet de longue tradition philosophique, en recherchant l'interaction des participants avec les différentes perspectives historiques et culturelles sur la Navarre. Deuxièmement, analyser la société civile navarraise en tant qu'espace d'amitié d'un point de vue transversal qui traverse les cultures, les traditions et les histoires. Enfin, il s'agit de rechercher des contributions interdisciplinaires permettant d'étudier l'histoire de la Navarre en intégrant les perspectives de la philosophie, de la littérature, du droit, des sciences religieuses et des sciences politiques.
Coordinateur : Anna K. Dulska. Université de Navarre

Selon Pierre Nora, "la conscience de soi émerge des signes de ce qui s'est déjà passé". Ces signes, les lieux de mémoire, façonnent l'espace public dans lequel se déroule la vie d'une société et évoquent son passé.

Dans le cas de conflits civils, souvent incivils, la gestion de cette mémoire devient très complexe, car ce que certains veulent se rappeler, d'autres préfèrent l'oublier. Cette table ronde propose d'ouvrir un dialogue académique sur les traces tangibles des conflits auxquels les Navarrais ont été confrontés du Moyen Âge à nos jours, en abordant des questions telles que la sémiotique des affrontements, la mémoire historique et sa visibilité, les lieux de mémoire et d'oubli, leur signalisation, leur patrimonialisation, leur touristification et leur contestation, ou encore les usages politiques, sociaux et culturels actuels des conflits du passé.
Coordinatrice : Julia Pavón Benito. Université de Navarre

La mémoire écrite et visuelle représente l'un des axes les plus significatifs du discours historique pour comprendre quels messages ont été conçus et formalisés à propos des événements et des faits du passé.

Sur la base des nouvelles publications des dernières décennies visant à découvrir les logiques contextuelles qui ont articulé les récits historiographiques et à analyser l'intentionnalité de la promotion de certaines réalisations et commandes artistiques, cette table ronde vise à inclure les travaux qui étudient le traitement et la réflexion narratifs, documentaires et iconographiques du conflit à ses différents niveaux.

Nous accueillerons donc toutes les propositions qui, centrées sur la production mémorielle, entendue comme le noyau programmatique des différents pouvoirs politiques, des groupes familiaux et sociaux, des cercles ecclésiastiques, des mouvements de renouveau culturel et intellectuel, etc., ont articulé et capturé intentionnellement (ou non) les images et les espaces intellectuels pour générer a posteriori ou transmettre une lecture privée des conflits, des tensions et des confrontations dans lesquels ils ont joué un rôle de premier plan.

Il est donc important de proposer une lecture intégrée et une vision critique de la structuration des témoignages documentaires, des récits, des images et de l'iconographie formulés autour du conflit, ainsi que de la projection de leur valeur dans le temps, tant dans la mémoire chronologique, historiographique, artistique que culturelle qui fait aujourd'hui partie du patrimoine historique de la Navarre.

En ce sens, cette table ronde est ouverte à toutes les périodes historiques et à toutes les disciplines de l'histoire, de l'histoire de l'art, de la littérature, du droit, de l'historiographie, de la documentation, etc.